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Assurance emprunteur et asthme : faut-il le déclarer ?

L'asthme est une pathologie fréquente dont l'impact dépend de sa sévérité. Voici ce que vous devez savoir.

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Données sécurisées

L'asthme et son impact sur l'assurance emprunteur

  • 4 millions de personnes — touchées en France, ce qui en fait l'une des maladies chroniques les plus fréquentes.
  • Impact limité — un asthme bien contrôlé a généralement peu de conséquences sur vos conditions d'assurance.
  • Déclaration obligatoire — l'asthme actif ou traité doit être mentionné dans le questionnaire de santé.
  • Asthme léger — dans la grande majorité des cas, aucune surprime ou une surprime très faible.
  • Asthme sévère — seuls les asthmes mal maîtrisés entraînent des surprimes significatives.
  • Pathologie courante — les assureurs disposent de grilles de tarification précises pour l'évaluer.
Impact de l'asthme sur l'assurance emprunteur et niveaux de sévérité

Les protections disponibles pour les emprunteurs asthmatiques

Des dispositifs existent pour faciliter votre accès à l'assurance de prêt malgré un asthme.

Convention AERAS

Le mécanisme à 3 niveaux garantit un examen approfondi de votre dossier, même en cas d'asthme sévère nécessitant un traitement lourd.

Loi Lemoine

Prêt de moins de 200 000 euros remboursé avant 60 ans : pas de questionnaire de santé, pas de déclaration d'asthme nécessaire.

Grille de référence AERAS

Les pathologies respiratoires sont prises en compte dans la grille, avec des conditions encadrées selon la sévérité.

Courtier spécialisé

Un courtier en risques aggravés identifie les assureurs les plus souples pour l'asthme et négocie vos conditions.

Niveaux de sévérité de l'asthme et conditions d'assurance

Le médecin-conseil analyse votre asthme selon sa sévérité, le traitement nécessaire et le niveau de contrôle obtenu.

Asthme intermittent

Symptômes occasionnels (moins de 2 fois par semaine), pas de traitement de fond nécessaire. C'est la forme la mieux évaluée par les assureurs. Accepté sans surprime ou avec une surprime très faible. Un simple bronchodilatateur à la demande suffit.
Surprime : 0-25 % Conditions : Très favorables Traitement : Bronchodilatateur à la demande

Asthme persistant léger

Symptômes réguliers mais peu fréquents, traitement de fond par corticoïde inhalé à faible dose. C'est le profil le plus courant chez les emprunteurs asthmatiques. Les conditions restent favorables, surtout avec un VEMS supérieur à 80 %.
Surprime : 25-50 % Traitement : Corticoïde inhalé faible dose Clé : VEMS > 80 % favorable

Asthme persistant modéré

Symptômes quotidiens maîtrisés sous traitement combiné (corticoïde inhalé + bronchodilatateur longue durée). L'assureur évalue le niveau de contrôle et la fréquence des exacerbations. Un bilan pneumologique récent montrant une fonction respiratoire préservée est un atout.
Surprime : 50-100 % Traitement : Combiné (CSI + LABA) Clé : Contrôle et stabilité

Asthme persistant sévère

Asthme difficile à contrôler nécessitant un traitement lourd : corticoïdes oraux fréquents, biothérapies, hospitalisations récentes. Les surprimes sont significatives et des exclusions de garanties sont possibles, notamment sur l'ITT pour causes respiratoires.
Surprime : 100-200 % Traitement : Corticoïdes oraux / Biothérapie Risque : Exclusions possibles
Comparer les offres pour mon profil

Les facteurs évalués par le médecin-conseil

  • Le niveau de traitement — un traitement léger (corticoïde inhalé seul) est mieux évalué qu'un traitement lourd (biothérapie, corticoïdes oraux fréquents). Le type de traitement indique directement la sévérité au médecin-conseil. Un traitement stable depuis plusieurs années est un signal de bon contrôle.
  • La fréquence des crises et hospitalisations — des crises rares et peu sévères sont rassurantes. Toute hospitalisation pour crise d'asthme est un facteur aggravant, surtout si elle est récente. Un recul de plusieurs années sans hospitalisation améliore considérablement les conditions.
  • Le tabagisme et pathologies associées — fumer avec un asthme est un facteur aggravant majeur. Si votre asthme a été aggravé par le tabac avec développement d'une BPCO, l'impact est nettement plus important. Les comorbidités bénignes comme la rhinite allergique n'aggravent pas significativement l'évaluation.
Facteurs évalués par l'assureur pour l'asthme et l'assurance emprunteur

Récapitulatif : sévérités de l'asthme et surprimes indicatives

Tableau synthétique des niveaux de sévérité de l'asthme et de leurs conditions d'assurance emprunteur.

Sévérité Traitement type Surprime indicative VEMS attendu
IntermittentBronchodilatateur à la demande0-25 %> 80 %
Persistant légerCorticoïde inhalé faible dose25-50 %> 80 %
Persistant modéréCombiné CSI + LABA50-100 %60-80 %
Persistant sévèreCorticoïdes oraux / Biothérapie100-200 %< 60 %

Ces informations sont données à titre indicatif et peuvent varier selon votre profil, votre état de santé et les garanties choisies. Seul un devis personnalisé engage l'assureur.

Témoignage : Léa, 29 ans

Léa, asthmatique depuis l'enfance, est contrôlée par un traitement de fond (corticoïde inhalé à faible dose) et n'a pas été hospitalisée depuis l'enfance. Ses dernières EFR montrent un VEMS à 92 % de la valeur théorique.

Elle a obtenu une assurance emprunteur aux conditions quasi standard, avec une surprime symbolique de 10 à 25 %. Son pneumologue a fourni un certificat attestant du bon contrôle de son asthme, ce qui a été déterminant dans l'évaluation.

Témoignage illustratif, non contractuel.

Témoignage d'une emprunteuse asthmatique ayant obtenu une assurance

Les étapes pour optimiser vos conditions d'assurance

Suivez ces conseils pour obtenir les meilleures conditions d'assurance emprunteur malgré un asthme.

Étape 1

Faites réaliser des EFR récentes

Un VEMS (Volume Expiratoire Maximum par Seconde) supérieur à 80 % de la valeur théorique est l'argument le plus puissant pour obtenir des conditions favorables auprès de l'assureur.

Étape 2

Demandez un certificat à votre pneumologue

Attestant du bon contrôle de votre asthme, de l'absence de crise sévère récente et de l'absence d'hospitalisation. Ce document médical objectif rassure le médecin-conseil.

Étape 3

Mentionnez les facteurs déclenchants identifiés

Un asthme allergique avec des allergènes identifiés et évitables est mieux perçu par l'assureur qu'un asthme intrinsèque sans facteur déclenchant clair.

Étape 4

Arrêtez de fumer si c'est le cas

Le tabac combiné à l'asthme aggrave considérablement l'évaluation. L'arrêt du tabac améliore à la fois votre santé respiratoire et vos conditions d'assurance.

Étape 5

Comparez les assureurs via un courtier spécialisé

Pour un asthme léger à modéré, certains assureurs n'appliquent aucune surprime tandis que d'autres demandent 25 %. La comparaison est toujours rentable.

Étape 6

Pensez à la loi Lemoine

Si votre prêt est inférieur à 200 000 euros et remboursé avant 60 ans, vous n'avez rien à déclarer. Aucune surprime ni exclusion ne peut être appliquée.

Questions fréquentes

Oui, si le questionnaire de santé vous interroge sur vos traitements en cours ou vos pathologies chroniques, vous devez déclarer votre asthme. Cela inclut l'utilisation régulière d'un bronchodilatateur ou d'un corticoïde inhalé. Cependant, un asthme léger bien contrôlé a un impact minime sur votre assurance, souvent sans surprime.
L'asthme allergique (déclenché par des allergènes identifiés comme les acariens, le pollen) est généralement mieux évalué que l'asthme non allergique ou intrinsèque, car il est souvent plus facile à contrôler en évitant les allergènes. L'asthme professionnel, s'il persiste après éloignement de l'exposition, peut être plus pénalisé.
Oui, une ou plusieurs hospitalisations pour crise d'asthme sévère sont un facteur aggravant significatif. Elles indiquent un asthme mal contrôlé avec un risque de crise potentiellement grave. L'assureur s'intéresse au nombre d'hospitalisations, à leur ancienneté et aux mesures prises depuis pour améliorer le contrôle. Un recul de plusieurs années sans hospitalisation est rassurant.
Les biothérapies (omalizumab, mépolizumab, dupilumab) sont prescrites pour les asthmes sévères réfractaires. Leur prescription indique un asthme difficile à contrôler, ce qui augmente la surprime. Cependant, si la biothérapie a permis de stabiliser votre asthme et de réduire les crises, l'assureur peut en tenir compte favorablement.
Si votre asthme infantile est résolu depuis l'adolescence, que vous ne prenez plus aucun traitement et que vous n'avez plus de symptômes depuis plus de 10 ans, il n'est généralement pas nécessaire de le déclarer (sauf si le questionnaire pose explicitement la question). En cas de doute, déclarez-le : un asthme résolu n'entraîne aucune surprime.

Asthmatique ? Votre assurance emprunteur peut être simple à obtenir

L'asthme bien contrôlé a un impact limité. Comparez les offres pour obtenir les meilleures conditions.