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Infarctus du myocarde et assurance emprunteur : ce qu'il faut savoir

120 000 infarctus/an en France. La FEVG post-infarctus, le délai depuis l'événement et la réadaptation cardiaque sont les critères centraux de votre dossier.

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Infarctus du myocarde et assurance emprunteur

L'infarctus du myocarde touche environ 120 000 personnes par an en France (Santé Publique France). Mortalité hospitalière de 5-8 %, mais une majorité de patients vivent ensuite des années en bonne santé sous traitement médical. L'assurance emprunteur reste accessible avec un recul suffisant.

  • FEVG = critère central — > 50 % (préservée) ouvre la voie aux meilleures conditions.
  • Réadaptation cardiaque valorisée — Programme structuré, atout majeur pour l'assureur.
  • Délai optimal d'emprunt — 3-5 ans post-infarctus avec stabilité parfaite.
  • AERAS niveau 2 systématique — Examen approfondi de votre dossier cardiologique.
Infarctus du myocarde et impact sur l'assurance emprunteur

Les leviers pour les anciens patients infarctus

Plusieurs dispositifs facilitent l'accès à l'assurance après un infarctus.

Convention AERAS

Niveau 2 systématique. Niveau 3 si refus. Plafonnement et écrêtement TAEG.

Loi Lemoine

Prêt ≤ 200 000 € remboursé avant 60 ans : pas de questionnaire.

FEVG préservée

> 50 % = critère central pour des conditions favorables.

Réadaptation cardiaque

Programme structuré valorisé par les assureurs. Joindre les comptes rendus.

Infarctus : impact par profil

L'évaluation dépend du délai, de la FEVG et de la stabilité.

Post-infarctus < 1 an

Période la plus délicate. La réadaptation cardiaque en cours, le traitement médicamenteux à doses élevées et le risque de récidive expliquent que les assureurs refusent fréquemment au niveau 1-2. AERAS niveau 3 souvent nécessaire.

Surprime décès : Refus / 200 %+ ITT / PTIA : Refus AERAS : Niveau 3

Post-infarctus 1-3 ans, FEVG préservée

FEVG > 50 %, traitement stabilisé (bêtabloquant, statine, antiagrégant), aucune récidive : la fenêtre s'ouvre. Surprime 100-150 % typique, ITT généralement exclue. La réadaptation cardiaque documentée est un argument fort.

Surprime décès : 100-150 % ITT : Exclue AERAS : Niveau 2

Post-infarctus > 5 ans, dossier optimal

Recul long, FEVG préservée, observance traitement, aucune récidive ni hospitalisation cardiaque : profil quasi-normalisé. Surprime 50-75 %, certains assureurs accordent l'ITT partielle. Bilans annuels stables = atout central.

Surprime décès : 50-75 % ITT : Partielle possible Recul valorisé : > 5 ans
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Surprime post-infarctus par profil

Données indicatives variant selon le délai, la FEVG et les comorbidités.

Profil Surprime décès Garantie ITT Critères / spécificités
< 6 mois post-infarctusRefus fréquentRefusAERAS niveau 3 indispensable
6-12 mois, FEVG > 50 %150-200 %RefusRéadaptation en cours
1-3 ans, FEVG > 50 %100-150 %ExclueRéadaptation terminée
3-5 ans, traitement stable75-125 %LimitéeBilans annuels stables
> 5 ans, dossier optimal50-75 %Partielle possibleAtout : observance + recul
STEMI vs NSTEMIÉquivalentStade FEVG plus déterminant

Tarifs indicatifs. Seul un devis personnalisé engage l'assureur.

Les étapes pour emprunter après un infarctus

Un parcours structuré pour maximiser vos chances.

Étape 1

Documentez votre FEVG

Échographie cardiaque récente avec FEVG mesurée. Critère central pour l'assureur. Idéalement > 50 % (préservée).

Étape 2

Documentez la réadaptation

Compte rendu programme réadaptation cardiaque, test d'effort post-réadaptation, qualité de vie. Argument valorisant.

Étape 3

Bilan traitements actuels

Bêtabloquant, statine, antiagrégant, IEC : observance et tolérance. Pas de modification récente = stabilité.

Étape 4

Vérifiez la loi Lemoine

Prêt ≤ 200 000 € et terme avant 60 ans : pas de questionnaire de santé. Levier favorable si applicable.

Étape 5

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Questions fréquentes

Oui, c'est possible mais avec une surprime élevée (150-200 %) et une exclusion ITT. Le délai de 12 mois post-infarctus est le minimum pour que la réadaptation cardiaque soit terminée et que la stabilité du traitement soit confirmée. Avant 6 mois, refus quasi systématique. Le délai optimal est 3-5 ans pour des conditions favorables.
À 3 ans post-infarctus avec FEVG préservée (> 50 %), observance traitement et aucune récidive, la surprime moyenne sur la garantie décès est de 100-125 %. L'ITT est généralement exclue. Joignez votre dernier bilan cardiologique (échographie cardiaque, test d'effort) pour démontrer la stabilité.
Non, l'impact assurantiel est équivalent. STEMI (ST élevé, infarctus transmural) vs NSTEMI (sans sus-décalage) sont deux formes d'infarctus aux mécanismes différents mais aux conséquences fonctionnelles similaires. L'assureur regarde plutôt la FEVG post-infarctus et le nombre d'artères coronaires atteintes.
Oui, c'est le critère le plus important. FEVG > 50 % (préservée) = bon pronostic, profil acceptable. FEVG 40-49 % (modérément altérée) = surprime supplémentaire. FEVG < 40 % (réduite, HFrEF) = évaluation très stricte, voire refus. Joignez systématiquement votre dernière échographie cardiaque.
Oui, fortement. La réadaptation cardiaque (programme de 4-12 semaines après l'infarctus) est valorisée par tous les assureurs comme un marqueur de bonne récupération et d'observance. Joignez le compte rendu du programme et les bilans post-réadaptation (test d'effort, qualité de vie). Réduction de surprime de 10-25 % possible.
Très souvent dans les 5 premières années post-infarctus. Au-delà de 5 ans avec FEVG préservée et stabilité parfaite, certains assureurs spécialisés accordent une ITT partielle (exclusion limitée aux conséquences cardiaques uniquement). À négocier via un courtier spécialisé.
Oui, applicable : capital ≤ 200 000 € par personne et terme du prêt avant 60 ans = pas de questionnaire de santé. Pour un infarctus survenu avant 55 ans avec un projet d'emprunt court (≤ 5 ans), c'est un levier très favorable qui évite toute déclaration.
Pas systématique, mais le cumul est défavorable. Le syndrome métabolique complet (DT2 + HTA + dyslipidémie + infarctus + stent) cumule plusieurs facteurs de risque. AERAS niveau 3 souvent nécessaire. Surprime 200 %+. Documentez chaque pathologie séparément avec stabilité actuelle.
Pas de seuil officiel. Mais 1-2 stents avec FEVG préservée = acceptable. 3+ stents = signe d'atteinte coronaire diffuse, évaluation plus stricte (surprime 150-200 %). Plus de 5 stents ou multiples revascularisations = profil très défavorable, AERAS niveau 3 incontournable.
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