En bref
- Même court, un prêt relais demande généralement une assurance.
- La courte durée limite souvent le poids d'une surprime en euros.
- Surveillez le cumul relais + prêt principal le temps de la vente.
- La convention AERAS et le droit à l'oubli restent mobilisables.
Qu'est-ce qu'un prêt relais ?
Le prêt relais permet d'acheter un nouveau logement avant d'avoir vendu l'ancien. La banque avance une partie de la valeur du bien à vendre, sur une durée courte — souvent un à deux ans — que vous remboursez une fois la vente réalisée.
C'est un crédit de transition, mais un crédit tout de même. À ce titre, la banque cherche à se protéger si l'emprunteur venait à décéder ou à devenir invalide avant la vente : elle réclame donc, dans la plupart des cas, une assurance emprunteur.
Pour un emprunteur en risque aggravé de santé, cette exigence rouvre la question du questionnaire de santé et d'une éventuelle surprime, même sur une durée limitée.
L'assurance sur un prêt relais en risque aggravé
Bonne nouvelle : la durée courte du prêt relais réduit souvent l'addition. Une surprime exprimée en pourcentage s'applique sur peu de temps, ce qui limite son poids en valeur absolue par rapport à un prêt de vingt ans.
Le vrai point de vigilance est ailleurs : le prêt relais s'accompagne presque toujours d'un prêt amortissable pour financer l'achat. Les deux crédits, et leurs assurances, se cumulent jusqu'à la vente.
💡 Faites chiffrer les deux assurances ensemble
Ne regardez pas l'assurance du prêt relais isolément. Additionnez-la à celle du prêt principal pour connaître votre charge réelle pendant la période de transition : c'est ce montant global qui compte.
Les points à vérifier
Quatre paramètres à contrôler avant de signer un prêt relais avec un risque aggravé.
Un crédit court, mais une assurance quand même
Le prêt relais est un crédit de courte durée, souvent un à deux ans, le temps de vendre un bien. Malgré cette durée limitée, la banque demande généralement une assurance emprunteur. En risque aggravé de santé, le questionnaire de santé s'applique donc comme sur un prêt classique.
La courte durée peut jouer en votre faveur
Sur une durée réduite, le montant total des intérêts et de l'assurance reste plus contenu que sur un prêt de vingt ans. Une surprime en pourcentage pèse donc moins en valeur absolue. Ce n'est pas systématique, mais la durée courte limite parfois l'impact financier du risque aggravé.
Attention au cumul avec le prêt principal
Un prêt relais accompagne souvent un nouveau prêt amortissable pour financer l'achat. Les deux crédits, et leurs assurances, se cumulent le temps de la vente. Ce cumul doit être anticipé : c'est le vrai poste de coût à surveiller quand un risque aggravé renchérit l'assurance.
La convention AERAS reste mobilisable
Un prêt relais destiné à financer une résidence entre dans le champ des prêts immobiliers couverts par la convention AERAS, dans les limites prévues. Les recours en cas de difficulté d'assurance et le droit à l'oubli s'appliquent, comme pour n'importe quel crédit immobilier.
Maîtriser le coût du relais
Pour éviter les mauvaises surprises sur un prêt relais en risque aggravé :
- •Chiffrez l'assurance relais + prêt principal ensemble.
- •Anticipez un éventuel allongement si la vente prend du retard.
- •Vérifiez si une pathologie relève du droit à l'oubli.
- •Mettez les offres en concurrence via la délégation d'assurance.
Pour comparer objectivement deux propositions, appuyez-vous sur le prix d'une assurance en risque aggravé et les fourchettes réalistes selon votre profil.
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande sur l'assurance d'un prêt relais en risque aggravé.
L'assurance est-elle obligatoire sur un prêt relais ?
Un risque aggravé complique-t-il un prêt relais ?
Le droit à l'oubli s'applique-t-il au prêt relais ?
Comment gérer le cumul relais + prêt principal ?
Que se passe-t-il si la vente prend du retard ?
Ces informations sont données à titre indicatif et ne constituent pas un conseil juridique ou personnalisé. Les conditions d'un prêt relais et de son assurance dépendent de chaque dossier : référez-vous aux sources officielles (service-public.fr, aeras-infos.fr). Seul un devis personnalisé engage l'assureur.