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Prix · 7 min de lecture

Surprime AERAS : le plafonnement pour revenus modestes

Quand la surprime liée à votre état de santé alourdit trop le crédit, la convention AERAS prévoit un écrêtement pour les revenus modestes. Voici comment il fonctionne.

En bref

  • L'écrêtement plafonne la surprime décès-invalidité pour les emprunteurs aux revenus modestes.
  • Trois conditions se cumulent : revenus, montant du prêt et âge en fin de crédit.
  • Le plafond de revenus est indexé sur le PASS et réévalué chaque année.
  • Il limite le reste à charge sans forcément supprimer toute la surprime.

Pourquoi ce dispositif existe

Un emprunteur en risque aggravé de santé se voit souvent appliquer une surprime sur les garanties décès et invalidité. Pour un budget serré, ce surcoût peut à lui seul faire basculer un projet du côté du refus de prêt.

La convention AERAS a donc prévu un mécanisme de solidarité : l'écrêtement des surprimes. Son but n'est pas d'effacer le risque médical aux yeux de l'assureur, mais d'éviter que les personnes aux revenus les plus modestes soient exclues de l'accès au crédit à cause d'un surcoût d'assurance trop lourd.

Concrètement, une partie de la surprime est prise en charge collectivement au-delà d'un certain seuil. L'emprunteur conserve un reste à charge, mais celui-ci est contenu dans des limites définies par la convention.

Le principe de l'écrêtement

L'écrêtement s'exprime par rapport au taux d'intérêt du prêt. Au-delà d'un plafond de surprime rapporté à ce taux, la part excédentaire n'est plus supportée par l'emprunteur. C'est cette part « écrêtée » qui est mutualisée.

Le dispositif cible uniquement les garanties obligatoires pour l'obtention du prêt (décès, perte totale et irréversible d'autonomie, incapacité et invalidité). Les garanties facultatives n'entrent pas dans le calcul.

💡 Écrêtement ≠ suppression

Le mécanisme plafonne ce que vous payez, il ne rend pas l'assurance gratuite. Selon votre niveau de surprime initial, il peut faire baisser sensiblement la mensualité d'assurance, ou n'avoir qu'un effet marginal si la surprime reste sous le seuil.

Les conditions à réunir

L'écrêtement n'est pas ouvert à tous les dossiers AERAS. Quatre paramètres déterminent l'éligibilité et l'ampleur de la prise en charge.

Un plafond de revenus à ne pas dépasser

Le mécanisme vise les emprunteurs aux revenus modestes : le revenu de référence est comparé à un plafond indexé sur le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Au-delà, l'écrêtement ne s'applique pas. Le montant exact évolue chaque année : vérifiez-le sur aeras-infos.fr.

Un encours de prêt limité

L'écrêtement ne concerne que les prêts dont le montant reste sous le plafond fixé par la convention, tous crédits immobiliers en cours confondus. Les prêts professionnels destinés à l'acquisition de locaux ou de matériel peuvent aussi être éligibles sous conditions.

Un âge en fin de prêt encadré

Comme pour l'ensemble de la convention AERAS, l'âge de l'emprunteur au terme du crédit doit rester sous le seuil prévu. Ce critère conditionne l'accès au dispositif d'écrêtement autant que le montant et les revenus.

Un écrêtement plafonné en pourcentage

Quand les conditions sont réunies, la surprime liée aux garanties décès et invalidité est prise en charge au-delà d'un certain seuil, exprimé en pourcentage du taux d'intérêt du prêt. Le reste à charge de l'emprunteur est ainsi limité, sans être forcément nul.

Ce que le plafonnement ne fait pas

L'écrêtement est utile, mais il ne résout pas tout. Gardez ces points en tête :

  • Il ne lève pas une exclusion de garantie : si une pathologie est exclue, le dispositif n'y change rien. Voyez notre page sur l'exclusion de garanties.
  • Il ne transforme pas un refus en acceptation : il agit sur le prix, pas sur la décision d'assurer.
  • Il suppose de rester sous les plafonds de revenus et de capital : un dépassement, même léger, ferme l'accès au dispositif.
  • Comparer une délégation d'assurance reste pertinent : un autre contrat peut proposer une tarification plus favorable, écrêtement ou non.

Avant de conclure, il est utile de faire chiffrer votre dossier avec et sans écrêtement, et de le comparer à une délégation d'assurance. Notre guide sur les leviers pour faire baisser une surprime complète utilement cette démarche.

Questions fréquentes

Tout ce qu'on nous demande sur le plafonnement de la surprime dans la convention AERAS.

Qu'est-ce que l'écrêtement des surprimes dans la convention AERAS ?

C'est un mécanisme de solidarité prévu par la convention AERAS pour les emprunteurs aux revenus modestes. Quand une surprime importante est appliquée en raison de l'état de santé, une partie de cette surprime — au-delà d'un certain seuil — est prise en charge collectivement, ce qui réduit le coût supporté par l'emprunteur. Il ne s'agit pas d'une suppression de la surprime, mais d'un plafonnement.

Qui peut bénéficier du plafonnement de la surprime ?

Trois conditions se cumulent : des revenus sous un plafond indexé sur le PASS, un montant de prêt restant sous le seuil fixé par la convention, et un âge en fin de prêt conforme aux règles AERAS. Ces trois critères doivent être réunis simultanément. Les montants précis sont réévalués régulièrement.

L'écrêtement est-il automatique ?

Il s'applique lorsque le dossier passe par le circuit AERAS et que les conditions sont remplies. Il est utile de le signaler et de vérifier qu'il a bien été pris en compte dans la proposition d'assurance. Un courtier spécialisé peut contrôler que le calcul respecte le plafonnement prévu.

Le plafonnement rend-il la surprime nulle ?

Pas nécessairement. Le dispositif limite le reste à charge au-delà d'un seuil, mais une partie de la surprime peut rester due. L'objectif est de rendre le projet finançable, pas d'offrir une assurance sans surcoût. L'effet réel dépend du niveau de surprime initial et du montant emprunté.

Où trouver les montants exacts en vigueur ?

Les plafonds de revenus, de capital et les seuils d'écrêtement sont publiés par le site officiel de la convention (aeras-infos.fr) et sur service-public.fr. Ils évoluent avec le PASS et les révisions de la convention : consultez toujours la source officielle avant de vous engager.

Ces informations sont données à titre indicatif et ne constituent pas un conseil personnalisé. Les plafonds de revenus, de capital et les seuils d'écrêtement évoluent : référez-vous aux sources officielles (aeras-infos.fr, service-public.fr). Seul un devis personnalisé engage l'assureur.

Une surprime rend votre crédit trop lourd ?

Faites évaluer gratuitement votre dossier : un courtier spécialisé en risques aggravés vérifie si l'écrêtement s'applique et compare les solutions adaptées à votre profil.